Samedi 12 Mars 2017

C’est probablement foutu pour les électeurs

Toute la presse s’y est mise.

- Monsieur E. Macron est le seul candidat possible pour évacuer Mme M. Le Pen.

- Monsieur F. Fillon est à nouveau en piste plus enragé que jamais, il est sans honte et c’est stupéfiant. Il parle de son honneur …

- Le marécage médiato-politique se remet sur les rails de la seule direction possible qu’ils envisagent pour sauver la droite et la gauche du chaos. Les nantis et les privilégiés du système ont tout à perdre en perdant leurs vieux repères. Les journalistes sont convaincus que le vieux schéma droite – gauche est « STRUCTURANT » !!! Quelle imagination !!! A la télé, ils indiquent ensemble une route à suivre en faisant semblant de proclamer que rien n’est joué, que tout est possible, que les électeurs leur réserve encore des surprises.

Je voudrais bien …

Il me semble qu’on pourrait résumer la situation en disant que les bénéficiaires qui tirent profit du système des conflits d’intérêts veulent lutter pour conserver leurs privilèges et ils essaient de sauver ce qui peut l’être. L’agitation dans les officines doit être à son comble en même temps que les promesses de faveurs et de prébendes.

Il faudrait que les électeurs fassent vraiment preuve de sagesse.

C’est le système jacobin centralisé qui instrumentalise les guéguerres droite-gauche.

Pendant qu’on s’y noie, les élus et les privilégiés ont tout loisir de conforter leurs positions et les lobbies savent les y aider.

Le seul discours qui nous permettrait de nous y retrouver serait de croire à la promesse de la mise en place d’une sixième république ou des courants de pensées pourraient trouver des compromis vivables pour tous. Les autres pays réussissent ça, plus ou moins bien sans doute puisque notre nature humaine n’est pas parfaite ; mais il faut redonner à chacun l’espoir de faire valoir ses droits et de consentir à ses devoirs.

Mais, en France, il faut obéir à un chef, sinon on est un frondeur, ultimement menacé de prison. C’est humiliant à la fin !

Lequel des prétendants à la couronne républicaine nous propose une autre manière de faire de la politique sans retomber dans les marécages ?

Le FN nous promet la guerre entre les partis et nous fait croire que nous avons des ennemis, le peuple (fourre tout) contre l’élite (inaccessible). Facile : deux camps, on fait des matchs de foot, il y a des gagnants et des perdants. Il suffit d’avoir « la dent dure », comme on dit chez nous, pour gagner la guerre du verbe.

Le LR, même combat sauf à dire qu’ici c’est l’élite (qui doit rester inaccessible) contre le peuple (qui doit rester fourre tout). Le match est truqué d’avance en raison des conflits d’intérêts qui gangrènent les vieux partis. Les élus votent le montant de leur rémunération et les lobbies leur dictent des lois qui leur sont favorables. LR (elle erre ?) promettent encore plus de poigne et une administration renforcée pour prouver son autorité.

Le PS est coupé en deux, entre social libéral (ou droite mitterrandienne et chiraquienne), et le socialisme jacobin hyper centralisé tant sur le plan administratif que géographique, Paris d’abord et les autres s’il en reste. Aucune place pour le girondisme.

En marche semble vouloir innover en répartissant mieux les miettes des richesses mais en garantissant les privilèges des plus riches.

Les partis sont en guerre et nous restons sur la touche en train de compter les points. Les matchs se succèdent et nous sommes spectateurs, ignorants des règles du jeu obscur qui se trame entre les intérêts du bien commun et les intérêts privés des privilégiés du système.

Maintenus entre ignorance et mensonges nous savons pourtant détecter les plus honnêtes tels successivement De Gaule, Mendès-France, Rocard, Jospin, et plus près de nous Hollande et

Hamon. Ceux-là promettent un assainissement mais …

Tout se passe comme s’il fallait élire un plus roublard (s’il se présente comme juste et honnête) et en même temps plus féroce et déterminé que les autres dans ses promesses de savoir conduire la société à la schlague, s’il sait se déguiser en sauveur pour damer le pion aux forces obscures de la bêtise et de la paresse humaine.

Je ne parle qu’en mon nom et je dis que si je n’arrête pas de penser en dehors de mes croyances et convictions, je me sens capable de détecter l’honnêteté et le courage quand je le vois à l’oeuvre.

J’essaie de ne pas me laisser piéger par des personnages séducteurs qui se font applaudir à grand renfort de drapeaux, de musique et de slogans. Ceci devrait être réservé aux matchs de foot.

Et là, en ce moment de la campagne je sais qui est le plus honnête parmi les prétendants.

Mais je pense que les médias vont le massacrer au bénéfice d’un poulain acquis aux intérêts des grands groupes financiers qui manipulent l’information à leur bénéfice et jusqu’à l’insu des professionnels de la communication, la plupart du temps.

Je sais aussi que la décentralisation et la démocratie de proximité seraient un coin enfoncé entre les lobbies, parisiens et bruxellois, et nous, les électeurs de l’hexagone ; apparemment nos candidats actuels ne semblent pas renoncer au jacobinisme (centralisé) pour passer au « girondisme » (décentralisé).

Sans la promesse d’une nouvelle constitution nous permettant d’évoluer de la centralisation à une véritable décentralisation y compris administrative, c’est à dire de passer du jacobinisme au girondisme, je n’irai pas voter.

Et je crois que c’est sagesse populaire et non populiste comme on essaie de nous le faire croire que de prendre position en accord avec soi-même, et d’ailleurs avec nombre d’électeurs fatigués d’être floués, scrutin après scrutin.

Tristement

Ps : Je me relis ce lundi 10 Avril, à 2 semaines du scrutin. Ça cafouille. Je patauge. Je me

défends d’avoir trop peur ?