L’ARGENT – L’ÉCOLOGIE

C’est le nerf de la guerre. Dit-on.

Je crois que la répartition de l’argent est à l’image et à l’égal d’un système sanguin qui irrigue tous les recoins du vivant. Commode, l’argent est devenu indispensable. Notre objectif devrait être d’en réguler la circulation sans oublier ni privilégier personne. Il est nécessaire à la vie.

Nous allons devoir le prendre en considération en fonction de son utilité écologique. Le sang c’est la vie, l’argent est devenu la condition de la vie.

Alors nos élus devront avoir le souci de l’écologie pour préserver et pérenniser ces cycles vie-mort-vie auxquels notre condition humaine nous oblige.

LA POLITIQUE

C’est l’art d’organiser la vie. Le bien et le mal dansant toujours ensemble dans les prétoires et les assemblées, dans les coeurs et dans les têtes, nous avons devoir de repérer ce qui entrave la liberté, la justice, la fraternité, l’égalité, la différence. Il y a toujours « la cause des causes » qui éclaire la voie pour lutter contre les enfumages et les perditions.

Nos ennemis actuels, sur la terre entière, restent

- La finance : L’an dernier dix personnages possédaient 50% de la richesse mondiale. Cette année ils ne sont plus que huit. Le capitalisme marche sur la tête !

- Le conflit d’intérêt : L’élu se vote sa rémunération, le banquier se fait élire au parlement, le financier diligente des « lobbies » qui achètent des consciences pour faire voter des amendements aux lois qui ne les avantagent pas ETC…

- La centralisation masque la dictature de la finance. Le pouvoir ne veut voir qu’une seule tête et pourtant : la partition des électeurs en cinq groupes à peu près équivalents en nombre: LR - FN - PS – PS/2 (social libéral) et abstentionnistes : Donc I/5ème de la France impose un chef d’un seul parti aux 4/5èmes restant, pour faire une politique censée satisfaire tout le monde. Ailleurs la proportionnelle permet des accords et des négociations pour trouver des terrains d’entente. En France c’est la Royauté absolue déguisée en République.

- L’abêtissement, des savoir-être, des savoir-faire et des faire-savoir, découle de ce système qui se débat dans des méandres administratifs étouffants. La négociation est quasi impossible, on doit obéir, c’est tout : Le petit entrepreneur, le salarié, l’enseignant, les inventeurs de la vie au quotidien étouffent sous des conditions de plus en plus étroites. Nous n’avons pas le droit d’innover, de créer hors système. Nous sommes « empêchés ». Nous achetons dans la grande surface, nous roulons au diésel au gré des prix décidés par la finance, nous mangeons cinq fruits et légumes, nous suivons le boeuf, nous « joggons » pour notre bonne santé, bref nous sommes téléguidés par la finance, ses fantaisies et ses bénéfices. Et ceci n’est que la part émergée de l’iceberg …

ET ALORS ?

Emmanuel Macron parle de revoir le système de représentation. Il devrait nous proposer de faire remonter des cahiers de doléances qui permettraient l’expression des peuples minoritaires qui n’ont aucune chance d’exister face à une majorité indifférente aux autres. Le silence organisé par les médias autour et au sujet de « la France d’en bas » maintenant appelée « les territoires oubliés de la République » ne permet jamais aux différences de s’exprimer selon que nous sommes de Bretagne, de Corse ou d’Alsace, de Catalogne ou de Pays Basque, de Languedoc ou de Roussillon, voire d’Ile de France, d’Artois, de Flandres ou de Picardie etc …

Pourtant nous sommes sédentarisés quelque part. Et ce n’est pas parce que nous voyageons huit jours ou quelques semaines par an que notre terroir ne colle pas à nos chaussures ; et nous revenons d’ailleurs au bercail le plus vite que nous pouvons quand nous avons dû nous exiler pour des raisons de travail et d’études, ou de formation et d’exploration.

Rares sont ceux qui ne reviennent pas. C’est comme ça.

Le respect de nos différences aux uns et aux autres dans le système jacobin est devenu impossible.

Faut-il voter en dépit du fait que quatre à cinq millions de Bretons ne peuvent espérer faire valoir leurs droits et leurs différences culturelles et environnementales face à soixante cinq millions de Français ; et même chose pour tous les autres peuples de l’hexagone ; alors ? Que faire ?

On dit qu’une idée arrive toujours à son plein emploi quand elle est juste. La Fraternité et la Paix cheminent depuis toujours en dépit des empêchements et des forces contraires.

En ce moment nous pouvons nous regrouper au coeur de nos vieux pays et faire en sorte que nos frontières garantissent celles des autres. Les législatives vont nous redonner une occasion de nous exprimer. Les partis sont au tapis et c’est le bon moment. C’est aussi le sens de l’histoire puisque la faillite des éléphants de gauche et des crocodiles de droite sont défaits. Il va falloir inventer autre chose.

Nous pouvons certainement, sur les décombres des vieux partis parisiens, espérer nous retrouver sur d’autres choix et d’autres manières de nous organiser dans une proximité de compréhension et d’intérêts partagés.

En Bretagne nous avons plusieurs organisations qui vont pouvoir se fédérer, chacune suivant ses compétences. Je cite : Bretagne réunie, « construisons la Bretagne » (20 cahiers à notre disposition) Bretagne prospective, DAEL et l’association qui veut remettre en chantier le parlement de Bretagne, légalement selon le droit international. Et je ne parle pas des partispolitiques divers et variés qui se cherchent sans encore se trouver vraiment. Partout le chantier est ouvert.

Un seul mot : TRAVAILLONS

Nous n’avons pas démérité durant toutes ces années (depuis l’établissement du jacobinisme et la révolution …)

Un mot d’espoir ?

La condition humaine s’est diversifiée. Le lien entre le « Boson » immortel qui nous constitue et qui constitue tout ce qui existe dans l’univers, est désormais attesté au CERN par les savants Brout, Higgs et Englert, Du grain de sable au feu, à l’eau et à l’air, l’évolution a produit la condition humaine qui a produit la PAROLE. On ne sait pas encore si la parole libérée de la matière est portée par le boson au-delà de nos individualités, au delà de notre matérialité. LA PAROLE ajustée à la vie, au triomphe de la vie, est notre bien le plus précieux qu’il faut extraire des bavardages, enfumages et fausses manoeuvres. Et cette parole est celle qui permet le triomphe de la vie.

Je dis, modestement, et je redis avec d’autres et bien d’autres qu’il s’agit essentiellement de la MORT, de la FRATERNITÉ, et de la PAIX.

 Sur ce socle qu’est le tremplin de l’immortalité dans le Boson, nous sommes des bâtisseurs. Une autre philosophie renait du vieux monde pour éclairer les chemins sur lesquels se déplacent les représentants de la Condition humaine que nous sommes tous, à égalité de destin, et en toutes différences les uns et les unes des autres.

 

 

 

 

 

 

Colette TRUBLETCommentaire