Lundi 8 Mai

Donc Monsieur Macron est élu président.

Donc il y a du soulagement dans l’air. Il était bien émouvant dans ses allocutions aux Français. Moi-même toute Bretonne que je suis, j’ai apprécié sa jeunesse, sa sincérité, sa joie mesurée et grave qui ne m’ont pas du tout semblé surjouées, contrairement à ce qu’en disent les mauvaises langues déjà prêtes pour la calomnie.

Et puis j’ai ensuite été étonnée de ma colère qui a remonté de très loin en revoyant sur les plateaux de la télévision les vieilles têtes des élus de la droite, de Mr Fillon, celles qui ont empêché la gauche de gouverner à grand renfort d’arguments tellement démagogiques qu’il fallait être parisien du sérail pour ne pas sentir combien leur injustice était criante. Les caricatures et les soupçons diffusés à longueur d’informations qui nous ont conduit au dégoût et jusqu’à l’écoeurement concernant le gouvernement ont noyé une critique justifiée et l’émergence de solutions mieux adaptées à la conduite des affaires. Ils ne voyaient même plus qu’ils empêchaient toute solution bonne ou mauvaise.

Tout s’est passé pour moi, dans la mesure où j’avais fini par me désabonner de mes journaux habituels et de ne plus écouter la plupart des informations radio ou télé, comme si à chaque fois, j’étais plongée dans les égouts d’un pouvoir mortifère. Quelle délectation malsaine a donc envahi la sphère politico-médiatique pour contribuer autant à la désinformation et au manque d’espoir ?

Je vais terminer cette première partie de mon journal « Au Fil des Jours ». Je me promets de le continuer dans une seconde partie jusqu’aux élections législatives.

Une troisième partie, peut-être, sera utile pour commenter les premières mises en place du quinquennat qui vont lancer la suite.

Jacques Attali doit être content, lui qui préconisait une autre manière de faire … Et pendant ce temps-là moi, modestement, j’écrivais le livre que je pensais être, toute modestie bue, le livre de ma vie : « Européen, Qui es-tu ? » qui va être édité chez Primento en e-book, et qu’aucun éditeur papier n’a, à ce jour, accepté. Je ne dois pas être à la mode …

Mais pourquoi donc est-ce que j’essaie de publier ? Ou plutôt pourquoi est-ce que j’essaie d’écrire ?

A mon âge, est-ce bien raisonnable ?

Bref, je fais quand même.

En grand souci de partage, d’échange, de fraternité.

Colette Trublet

Fin de la première partie.